Douleurs cervicales : pourquoi a-t-on mal au cou et que faire ?
6 minutes de lecturePar Benjamin MURDOCK Galindo
Les douleurs cervicales, ou cervicalgies, sont des douleurs situées à l’arrière du cou. Elles peuvent rester localisées, s’étendre vers les épaules ou s’accompagner d’une raideur et de difficultés à tourner la tête.
Elles sont fréquentes et le plus souvent sans gravité. Postures prolongées, activités professionnelles ou sportives, arthrose, anxiété ou torticolis peuvent notamment participer à leur apparition.
Dans la majorité des cervicalgies communes aiguës, les symptômes s’améliorent en quelques jours ou semaines. Certains signes doivent toutefois conduire à consulter rapidement.
Qu’est-ce qu’une cervicalgie ?
Le rachis cervical correspond à la partie supérieure de la colonne vertébrale. Il est constitué de sept vertèbres et doit à la fois soutenir la tête et permettre une grande variété de mouvements.
Une cervicalgie est une douleur prenant naissance dans les structures du cou : muscles, tendons, ligaments, articulations ou nerfs.
Lorsque la douleur reste localisée au cou, on parle de cervicalgie. Lorsqu’elle descend vers l’épaule et le bras en suivant un trajet nerveux, il peut s’agir d’une névralgie cervicobrachiale.
Quelles sont les causes les plus fréquentes ?
Les cervicalgies dites communes sont les plus fréquentes. Elles apparaissent en dehors d’un traumatisme et sans maladie spécifique identifiée.
Chez certaines personnes, des positions prolongées de la tête et du cou, notamment devant un écran, peuvent favoriser les symptômes. Un torticolis peut également apparaître brutalement à la suite d’une position inhabituelle ou d’un mouvement.
Avec l’âge, l’arthrose cervicale devient fréquente. Sa présence sur une radiographie ne signifie toutefois pas automatiquement qu’elle est responsable de la douleur : de nombreuses personnes présentent des signes d’arthrose sans avoir mal au cou.
Les principales situations de douleur cervicale
| Situation | Caractéristiques fréquentes |
|---|---|
| Cervicalgie commune | Douleur du cou sans traumatisme ni maladie spécifique identifiée |
| Torticolis | Contracture douloureuse avec limitation des mouvements et position anormale de la tête |
| Cervicalgie posturale | Douleur favorisée par des positions prolongées ou répétées |
| Névralgie cervicobrachiale | Douleur du cou irradiant dans l’épaule et/ou le bras |
| Cervicalgie traumatique | Douleur apparaissant après un choc ou un traumatisme du cou |
Les écrans sont-ils responsables des douleurs cervicales ?
Le travail sur écran n’est pas à lui seul une maladie du cou, mais maintenir longtemps la tête dans une position fixe peut favoriser certaines cervicalgies.
L’enjeu est moins de rechercher une posture « parfaite » que d’éviter les positions figées pendant de longues périodes, de varier les mouvements et de faire des pauses régulières.
L’aménagement du poste de travail peut également être utile lorsque les symptômes sont liés à l’activité professionnelle.
Faut-il immobiliser le cou lorsqu’il fait mal ?
En règle générale, non.
L’Assurance Maladie recommande de continuer les activités en les adaptant et de maintenir une activité physique, même modérée. Une immobilisation prolongée peut augmenter la raideur et affaiblir les muscles.
Un collier cervical en mousse peut parfois être proposé sur une très courte durée lorsque les douleurs sont très intenses, mais il n’est pas destiné à être porté durablement.
Faut-il faire une radio ou une IRM ?
Pas systématiquement.
Dans une cervicalgie commune récente sans traumatisme ni signe de gravité, l’examen clinique est généralement suffisant. Une imagerie n’est pas recommandée de façon systématique.
Si les douleurs persistent au-delà de plusieurs semaines malgré une prise en charge adaptée, ou si des signes inhabituels sont présents, le médecin peut décider de réaliser des examens complémentaires.
Que faire lorsqu’on a mal au cou ?
| Situation | Repère général |
|---|---|
| Douleur modérée récente sans autre symptôme | Adapter ses activités, éviter les positions figées et surveiller l’évolution |
| Douleur qui persiste ou s’aggrave | Consulter son médecin traitant |
| Douleur qui descend dans un bras | Consulter afin d’en déterminer la cause |
| Fourmillements, lourdeur ou maladresse d’une main | Demander un avis médical rapidement |
| Douleur brutale avec signes neurologiques importants ou malaise | Contacter sans tarder les urgences |
Quelle place pour la kinésithérapie et l’activité ?
Lorsque cela est nécessaire, la kinésithérapie peut associer mobilisations, exercices actifs et différentes techniques destinées à retrouver de la mobilité et à prévenir les récidives.
L’activité physique reste importante. Des exercices réguliers peuvent notamment contribuer à entretenir la musculature cervicale.
Dans la vie quotidienne, varier les positions, interrompre régulièrement les périodes prolongées devant un écran et adapter son poste de travail peuvent également aider.
Quand faut-il consulter en urgence ?
Certaines situations nécessitent une évaluation rapide.
Une douleur cervicale brutale accompagnée de fièvre importante, de maux de tête, de vomissements ou d’une forte gêne à la lumière doit notamment faire rechercher une cause nécessitant des soins urgents.
Il faut également contacter rapidement les services d’urgence en présence de douleurs violentes associées à un malaise, des troubles de la parole ou de la vision, une paralysie, une difficulté à marcher ou des difficultés respiratoires.
Après un traumatisme important du cou, une évaluation médicale rapide est également nécessaire.
Quelles sont les alternatives ?
Certaines personnes recherchent des approches complémentaires lorsque les tensions cervicales se répètent ou que la douleur a un retentissement important.
Relaxation, méditation, sophrologie ou certaines approches psychocorporelles peuvent être envisagées pour favoriser la détente, notamment lorsque le stress constitue un facteur aggravant.
Le magnétisme fait partie des pratiques complémentaires auxquelles certaines personnes choisissent d’avoir recours.
Dans la pratique de Benjamin MURDOCK Galindo, il est proposé comme un accompagnement complémentaire fondé sur l’écoute, sans diagnostic médical, sans modification d’un traitement prescrit et sans promesse de résultat.
À retenir
| Question | Réponse courte |
|---|---|
| Qu’est-ce qu’une cervicalgie ? | Une douleur située au niveau de la partie postérieure du cou. |
| Les écrans peuvent-ils favoriser la douleur ? | Les positions prolongées et figées peuvent participer à certaines cervicalgies. |
| Faut-il immobiliser le cou ? | Non en général ; il est préférable de maintenir des activités adaptées. |
| Une imagerie est-elle toujours nécessaire ? | Non. Elle n’est pas systématique dans une cervicalgie commune récente sans signe de gravité. |
| Quand consulter rapidement ? | En cas de symptômes neurologiques, de traumatisme important, de fièvre avec signes associés ou de douleur inhabituelle et intense. |
Sources
- Assurance Maladie (ameli.fr) — Cervicalgie (douleur du cou) : causes et symptômes, mise à jour octobre 2025.
- Assurance Maladie (ameli.fr) — Douleur du cou, torticolis : que faire et quand consulter ?, mise à jour octobre 2025.
- Assurance Maladie (ameli.fr) — Cervicalgies : consultation, traitement et évolution, mise à jour octobre 2025.
- Assurance Maladie (ameli.fr) — Comment ne pas avoir mal au cou ?, mise à jour octobre 2025.
- Haute Autorité de Santé (HAS) — Pertinence des actes d’imagerie cervicale chez l’adulte en cas de cervicalgie non traumatique.
Cet article a une vocation d’information. Il ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un professionnel de santé, seuls à même de poser un diagnostic et de proposer une prise en charge.
Benjamin MURDOCK Galindo propose un accompagnement complémentaire, fondé sur l’écoute, à domicile à Lyon et dans le Rhône-Alpes. Découvrir Benjamin, comprendre le déroulement d’une séance ou prendre rendez-vous.