Aller au contenu
Benjamin MURDOCK GalindoPraticien magnétiseur à Lyon

Vivre avec une douleur chronique : comment retrouver un quotidien plus serein ?

7 minutes de lecturePar Benjamin MURDOCK Galindo

Vivre avec une douleur chronique peut progressivement modifier la manière de travailler, de dormir, de bouger, de sortir ou simplement de profiter des activités du quotidien. Lorsque la douleur dure, l’objectif ne consiste pas uniquement à faire disparaître chaque sensation douloureuse : il peut aussi s’agir de retrouver des capacités, de préserver son autonomie et de réduire le retentissement de la douleur sur la vie.

La Haute Autorité de Santé recommande une prise en charge globale de la douleur chronique, tenant compte de ses dimensions physiques, psychologiques et sociales. Elle vise notamment une diminution de la douleur à un niveau acceptable et une amélioration de la qualité de vie et de l’état fonctionnel, afin de rendre possibles les activités quotidiennes, professionnelles ou scolaires.

Qu’est-ce qu’une douleur chronique ?

Une douleur est généralement considérée comme chronique lorsqu’elle persiste ou se répète au-delà de trois mois. Elle peut être liée à une maladie ou une lésion identifiable, mais certaines douleurs chroniques sont plus complexes et ne peuvent pas être expliquées par une seule cause.

La chronicité ne signifie pas que la douleur est imaginaire ou qu’il faut simplement « apprendre à vivre avec ». Elle signifie que la stratégie de prise en charge doit parfois évoluer, avec une approche plus globale et durable.

Pourquoi la douleur finit-elle par prendre autant de place ?

Une douleur persistante peut modifier progressivement les habitudes. On peut bouger moins par peur d’avoir mal, éviter certaines activités, dormir moins bien ou consacrer beaucoup de temps à surveiller les symptômes. Ces adaptations peuvent elles-mêmes avoir un retentissement sur la condition physique, le sommeil, le moral ou la vie sociale.

Dans certaines douleurs chroniques, il peut donc être utile de travailler simultanément sur plusieurs dimensions plutôt que de rechercher une réponse unique. La HAS décrit la douleur chronique comme une situation pouvant nécessiter une prise en charge coordonnée et pluriprofessionnelle.

Les principaux domaines à préserver

DomaineCe qui peut être perturbéPiste générale
MouvementPeur de bouger, diminution des activités, déconditionnement.Reprendre progressivement une activité adaptée aux capacités et à la situation médicale.
SommeilDifficultés d’endormissement, réveils, sommeil non réparateur.Identifier les troubles du sommeil et les prendre en charge lorsqu’ils persistent.
Travail et activitésDifficulté à maintenir certaines tâches ou le rythme habituel.Adapter progressivement les activités et, si nécessaire, rechercher des aménagements.
Vie socialeIsolement, renoncement aux sorties ou loisirs.Préserver autant que possible des activités sociales compatibles avec l’état de santé.
MoralDécouragement, anxiété, sentiment de perte de contrôle.Ne pas rester seul avec ces difficultés et demander un accompagnement adapté.

Faut-il éviter de bouger quand on a mal ?

Pas systématiquement. Pour de nombreuses douleurs chroniques, une activité physique adaptée et progressive fait partie de la prise en charge. La HAS recommande notamment de rester physiquement actif dans les douleurs chroniques primaires, en tenant compte des capacités et des préférences de la personne.

Cela ne signifie pas qu’il faut forcer malgré une douleur importante. L’intensité, le type d’activité et sa progression doivent être adaptés à la situation. En cas de doute, un professionnel de santé peut aider à déterminer ce qui est approprié.

Comment retrouver progressivement des activités ?

  • Commencer par une activité réaliste et compatible avec son état de santé.
  • Privilégier une progression régulière plutôt que des efforts importants suivis de longues périodes d’arrêt.
  • Fractionner certaines activités lorsque cela permet de mieux les tolérer.
  • Alterner activité et récupération sans transformer le repos en immobilité permanente.
  • Observer l’évolution sur plusieurs jours plutôt que de juger chaque activité uniquement sur la douleur ressentie immédiatement.
  • Demander conseil à un professionnel lorsque la douleur limite fortement la reprise.

Dans la lombalgie commune, par exemple, la HAS recommande l’autogestion, la reprise des activités quotidiennes et des activités physiques adaptées, avec une progression selon les préférences et les capacités de la personne. Cette logique ne peut toutefois pas être transposée automatiquement à toutes les douleurs : la cause et le contexte doivent être pris en compte.

Le sommeil : une priorité souvent sous-estimée

La douleur peut perturber le sommeil, et un sommeil insuffisant peut rendre la journée plus difficile à vivre. Lorsque les troubles du sommeil deviennent réguliers, ils méritent donc d’être abordés dans le parcours de soin plutôt que considérés comme une conséquence secondaire.

En cas d’insomnie persistante, une évaluation médicale permet de rechercher une cause ou une maladie associée. La HAS recommande notamment une prise en charge comportementale et psychothérapeutique en première intention dans l’insomnie chronique, selon la situation.

Comment gérer les périodes où la douleur augmente ?

Les poussées douloureuses peuvent donner l’impression que les progrès réalisés sont perdus. Une aggravation temporaire ne signifie pas nécessairement un échec de la prise en charge. Il peut être utile de réduire momentanément certaines activités, sans abandonner complètement les mouvements et habitudes qui restent possibles.

Si les épisodes deviennent plus fréquents, plus intenses, changent de nature ou s’accompagnent de nouveaux symptômes, une réévaluation médicale est nécessaire.

Quand demander de l’aide ?

Une douleur chronique mérite un accompagnement lorsque son retentissement devient important ou lorsque les stratégies mises en place ne suffisent plus. Le médecin traitant peut coordonner le parcours et orienter vers d’autres professionnels. Pour les situations complexes, des structures spécialisées de la douleur peuvent proposer une prise en charge pluridisciplinaire.

  • la douleur limite fortement les activités quotidiennes ;
  • le sommeil est durablement perturbé ;
  • le travail ou les relations sociales deviennent difficiles à maintenir ;
  • l’anxiété, le découragement ou l’isolement prennent une place importante ;
  • la douleur évolue ou de nouveaux symptômes apparaissent ;
  • la situation reste difficile malgré une prise en charge déjà engagée.

Quelles sont les approches reconnues pour mieux vivre avec une douleur chronique ?

Il n’existe pas une seule stratégie adaptée à toutes les douleurs chroniques. Selon la situation, la prise en charge peut associer traitements médicamenteux, activité physique ou activité physique adaptée, rééducation, éducation à la douleur, accompagnement psychologique et autres interventions médicales ou spécialisées.

La HAS insiste sur une démarche personnalisée et coordonnée. L’objectif est notamment d’améliorer les capacités fonctionnelles et la qualité de vie, pas uniquement de rechercher une disparition complète de toute douleur.

Quelles sont les approches complémentaires ?

Certaines personnes souhaitent associer à leur parcours médical une approche complémentaire. Cette démarche peut être envisagée si elle correspond à leurs attentes et si elle ne retarde pas une consultation, un diagnostic ou un traitement nécessaire.

Une approche complémentaire ne doit pas être présentée comme une alternative à la médecine. Dans le contexte des douleurs chroniques, elle doit rester secondaire par rapport au parcours de soin et ne pas conduire à interrompre un traitement prescrit.

Quelle place pour le magnétisme ?

Le magnétisme peut être envisagé comme une approche complémentaire dans une démarche d’écoute et d’accompagnement. Il ne remplace ni le diagnostic, ni les traitements, ni la rééducation, ni le suivi médical nécessaires.

Dans cette perspective, une séance peut constituer un temps consacré au vécu de la personne, à son ressenti et à son besoin d’être écoutée. L’objectif n’est pas de promettre une guérison, mais de proposer un accompagnement complémentaire dans le respect du parcours de soin.

À retenir

À retenirPourquoi c’est important
Vivre avec une douleur chronique ne signifie pas renoncer à ses activités.La prise en charge vise aussi à préserver ou retrouver les capacités et la qualité de vie.
L’activité doit être adaptée et progressive.Le mouvement peut faire partie de la prise en charge, sans qu’il soit question de forcer malgré la douleur.
Le sommeil compte.Douleur et troubles du sommeil peuvent se renforcer mutuellement.
La prise en charge peut être pluridisciplinaire.Médecin, kinésithérapeute, psychologue, médecin de la douleur et autres professionnels peuvent intervenir selon la situation.
Le magnétisme reste complémentaire.Il ne remplace pas le parcours médical et ne doit pas faire l’objet de promesses thérapeutiques.

Sources

  • Haute Autorité de Santé — Parcours de santé d’une personne présentant une douleur chronique (décembre 2024).
  • Haute Autorité de Santé — Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune.
  • Haute Autorité de Santé — L’activité physique : votre meilleure alliée santé.
  • Assurance Maladie — Prescription d’activité physique adaptée.
  • Haute Autorité de Santé — Prise en charge du patient adulte se plaignant d’insomnie en médecine générale.
  • Haute Autorité de Santé — Douleur chronique : les aspects organisationnels.

Cet article a une vocation d’information. Il ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un professionnel de santé, seuls à même de poser un diagnostic et de proposer une prise en charge.

Benjamin MURDOCK Galindo propose un accompagnement complémentaire, fondé sur l’écoute, à domicile à Lyon et dans le Rhône-Alpes. Découvrir Benjamin, comprendre le déroulement d’une séance ou prendre rendez-vous.