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Benjamin MURDOCK GalindoPraticien magnétiseur à Lyon

Pourquoi une douleur peut-elle persister ?

6 minutes de lecturePar Benjamin MURDOCK Galindo

Une douleur apparaît souvent pour une raison identifiable : une blessure, une inflammation, une opération, une maladie ou un effort inhabituel. Dans de nombreuses situations, elle diminue lorsque la cause disparaît ou que les tissus guérissent.

Mais ce n’est pas toujours le cas.

Une douleur peut continuer à être ressentie plusieurs semaines ou plusieurs mois après l’événement initial. Elle peut aussi revenir régulièrement, devenir plus sensible à certains mouvements ou sembler disproportionnée par rapport à ce que montrent les examens.

Cette persistance ne signifie pas que la douleur est imaginaire. Elle peut s’expliquer par plusieurs mécanismes, parfois associés entre eux.

La douleur est un système d’alarme

La douleur aiguë joue d’abord un rôle protecteur. Lorsqu’une partie du corps est agressée, des récepteurs spécialisés transmettent une information vers la moelle épinière puis le cerveau. La douleur incite alors à protéger la zone concernée.

Dans une situation simple, ce signal diminue progressivement avec la guérison.

Lorsque la douleur se prolonge, le fonctionnement du système de la douleur peut cependant se modifier. Le signal d’alarme n’est alors plus uniquement lié à l’état des tissus : le système nerveux lui-même peut participer au maintien ou à l’amplification de la douleur.

Plusieurs mécanismes peuvent entretenir une douleur

MécanismeCe qui peut se produireExemples
Inflammation persistanteUne inflammation continue à stimuler les voies de la douleur.Certaines douleurs articulaires ou inflammatoires
Atteinte nerveuseUn nerf lésé ou malade peut continuer à produire des signaux douloureux.Certaines neuropathies, douleurs après une lésion nerveuse
Sensibilisation du système nerveuxLe système de détection de la douleur devient plus réactif et amplifie certains signaux.Certaines douleurs chroniques, fibromyalgie, douleurs persistantes après une lésion
Mécanismes mixtesPlusieurs mécanismes peuvent coexister chez une même personne.Certaines lombosciatiques ou douleurs après chirurgie

Quand le système nerveux devient plus sensible

L’un des mécanismes étudiés dans la chronicisation de certaines douleurs est la sensibilisation.

Après des stimulations douloureuses répétées ou prolongées, les voies nerveuses impliquées dans la douleur peuvent devenir plus réactives. Un stimulus douloureux peut alors être ressenti plus fortement qu’auparavant. Dans certaines situations, un stimulus normalement peu ou pas douloureux peut lui-même devenir douloureux.

On parle notamment de sensibilisation périphérique lorsque les récepteurs et fibres nerveuses situés près de la zone concernée deviennent plus sensibles, et de sensibilisation centrale lorsque des modifications touchent le traitement de l’information douloureuse dans la moelle épinière et le cerveau.

Ce phénomène permet de comprendre pourquoi, chez certaines personnes, la douleur peut persister alors que la lésion initiale a guéri ou ne suffit plus à expliquer l’intensité des symptômes.

Une douleur persistante n’est pas forcément le signe d’une lésion qui s’aggrave

C’est une distinction importante.

L’intensité d’une douleur et l’importance d’une lésion ne sont pas toujours parfaitement proportionnelles. Une douleur importante peut parfois être ressentie alors que les examens montrent peu d’anomalies, tandis que certaines anomalies visibles à l’imagerie peuvent être peu ou pas douloureuses.

Cela ne permet évidemment pas de conclure soi-même qu’une douleur est sans gravité. Une douleur persistante doit être évaluée médicalement afin d’en rechercher la cause et d’écarter une situation nécessitant une prise en charge spécifique.

Mais lorsque les examens ne retrouvent pas d’explication suffisante, cela ne signifie pas pour autant que la personne ne ressent pas réellement sa douleur.

Le sommeil, le stress et l’activité peuvent-ils influencer la douleur ?

Oui, mais cela ne signifie pas que la douleur est « dans la tête ».

La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle. Son intensité peut être modulée par de nombreux facteurs. Un sommeil perturbé, la fatigue, le stress, l’anxiété, la diminution de l’activité physique ou au contraire certaines sollicitations peuvent influencer la manière dont elle est ressentie.

Ces facteurs peuvent aussi se renforcer mutuellement : la douleur perturbe le sommeil, le manque de sommeil rend la douleur plus difficile à supporter, la personne réduit ses activités et son quotidien peut progressivement se réorganiser autour de la douleur.

Comprendre ces interactions permet d’envisager une prise en charge plus globale.

Un cercle qui peut progressivement s’installer

ÉtapeConséquence possible
Douleur persistanteCertains mouvements ou activités deviennent difficiles.
Réduction de l’activitéLa personne peut perdre progressivement confiance dans certains gestes.
Sommeil et fatigueLa récupération devient plus difficile.
Stress ou appréhensionLa peur de réveiller la douleur peut augmenter.
Douleur plus présente au quotidienL’attention portée à la douleur et son retentissement peuvent augmenter.

Ce schéma n’est ni automatique ni identique chez tout le monde. Il illustre simplement pourquoi une douleur persistante peut nécessiter d’agir sur plusieurs dimensions à la fois.

Que faire lorsqu’une douleur persiste ?

La première étape consiste à ne pas banaliser une douleur qui s’installe.

Un professionnel de santé peut rechercher son origine, identifier le ou les mécanismes en jeu et proposer une prise en charge adaptée. Selon la situation, celle-ci peut associer traitements médicaux, rééducation, maintien ou reprise progressive de l’activité, accompagnement psychologique ou orientation vers une structure spécialisée dans la douleur.

L’objectif n’est pas nécessairement le même pour toutes les personnes. Il peut s’agir de diminuer la douleur, mais aussi de retrouver de la mobilité, un meilleur sommeil, davantage d’autonomie ou une vie quotidienne moins organisée autour des symptômes.

Quelles sont les alternatives ?

En complément du parcours médical, certaines personnes souhaitent explorer d’autres formes d’accompagnement.

Il peut s’agir, selon les besoins et les préférences, de techniques de relaxation, de méditation, de sophrologie, d’hypnose ou d’autres pratiques complémentaires. Leur niveau de preuve et leurs indications ne sont pas identiques : elles ne doivent donc pas être présentées comme équivalentes à une prise en charge médicale.

Le magnétisme fait partie des pratiques auxquelles certaines personnes choisissent d’avoir recours. Il n’a pas vocation à établir un diagnostic, à traiter la cause médicale d’une douleur ou à remplacer les soins recommandés.

Dans la pratique de Benjamin MURDOCK Galindo, il est proposé comme un accompagnement complémentaire, fondé sur l’écoute de la personne et de son parcours, sans promesse de résultat.

À retenir

QuestionRéponse courte
Pourquoi une douleur peut-elle durer ?Parce que la cause initiale peut persister, qu’un nerf peut être atteint ou que le système de la douleur peut devenir plus sensible.
Une douleur persistante est-elle imaginaire ?Non. L’absence d’explication suffisante à l’imagerie ne rend pas la douleur irréelle.
Douleur forte signifie-t-elle forcément lésion importante ?Non. Intensité de la douleur et importance d’une lésion ne sont pas toujours proportionnelles.
Faut-il consulter ?Oui lorsqu’une douleur persiste, récidive ou inquiète, afin d’en rechercher la cause et d’adapter la prise en charge.
Les approches complémentaires remplacent-elles les soins ?Non. Elles doivent rester complémentaires au parcours médical.

Sources

  • Inserm — Douleur : mécanismes, douleurs inflammatoires, neuropathiques, mixtes et nociplastiques ; sensibilisation périphérique et centrale.
  • Ministère chargé de la Santé — La douleur : de quoi parle-t-on ?
  • Inserm / Médecine-Sciences — travaux sur les mécanismes de sensibilisation et la chronicisation de la douleur.

Cet article a une vocation d’information. Il ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un professionnel de santé, seuls à même de poser un diagnostic et de proposer une prise en charge.

Benjamin MURDOCK Galindo propose un accompagnement complémentaire, fondé sur l’écoute, à domicile à Lyon et dans le Rhône-Alpes. Découvrir Benjamin, comprendre le déroulement d’une séance ou prendre rendez-vous.