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Benjamin MURDOCK GalindoPraticien magnétiseur à Lyon

Tendinopathie : comprendre les causes, les symptômes et la prise en charge

7 minutes de lecturePar Benjamin MURDOCK Galindo

Une tendinopathie correspond à une atteinte douloureuse d’un tendon. Elle peut apparaître après des sollicitations répétées, une augmentation trop rapide de l’activité, certains gestes professionnels ou sportifs, ou dans le cadre de modifications liées à l’âge.

Le mot « tendinite » est très utilisé dans le langage courant, mais toutes les douleurs tendineuses ne correspondent pas à une inflammation aiguë. Le terme tendinopathie est donc souvent plus précis.

Les tendinopathies concernent de nombreuses régions : épaule, coude, poignet, hanche, genou ou tendon d’Achille. Leur prise en charge dépend de la localisation, de la cause, de l’ancienneté des symptômes et de leur retentissement.

Qu’est-ce qu’un tendon ?

Un tendon relie un muscle à un os et transmet la force produite par le muscle afin de permettre le mouvement.

Lorsqu’un tendon est soumis à des contraintes répétées ou supérieures à ses capacités d’adaptation, une douleur peut apparaître. Le tendon peut alors devenir sensible à la charge et certains mouvements deviennent difficiles.

Une tendinopathie n’est pas nécessairement liée à une lésion brutale. Elle peut s’installer progressivement.

Pourquoi une tendinopathie apparaît-elle ?

Il n’existe pas une cause unique.

Une augmentation récente du volume ou de l’intensité d’une activité, la répétition d’un même geste, certaines contraintes professionnelles ou sportives et des facteurs individuels peuvent participer à l’apparition des symptômes.

Pour les tendinopathies de la coiffe des rotateurs, la HAS rappelle notamment que les pathologies de la coiffe augmentent avec l’âge et peuvent être asymptomatiques.

Identifier les facteurs qui ont augmenté la charge sur le tendon permet d’adapter progressivement l’activité.

Tendinopathies : quelques localisations fréquentes

LocalisationExemples de situations
ÉpauleTendinopathies de la coiffe des rotateurs ou du long biceps
CoudeÉpicondylalgie latérale ou médiale
Poignet / mainDouleurs liées à certains tendons selon les gestes et la zone concernée
HancheTendinopathies des muscles fessiers notamment
GenouTendinopathies autour de la rotule ou du tendon quadricipital
ChevilleTendinopathie du tendon d’Achille notamment

Quels sont les symptômes ?

Le principal symptôme est une douleur localisée au niveau du tendon ou de son insertion.

La douleur peut apparaître au début d’un mouvement, pendant l’activité, après celle-ci ou lors de certaines positions. Dans certaines tendinopathies, elle diminue lorsque le tendon est échauffé puis réapparaît après l’effort.

Une diminution de la force ou une gêne fonctionnelle peuvent également être présentes.

Ces signes ne permettent cependant pas de déterminer seuls la cause exacte de la douleur.

Faut-il arrêter complètement l’activité ?

Pas nécessairement.

Une diminution temporaire des activités qui déclenchent fortement la douleur peut être utile, mais un arrêt complet et prolongé n’est généralement pas l’objectif.

La prise en charge repose souvent sur une adaptation de la charge puis sur une reprise progressive. Le niveau d’activité doit être ajusté à la douleur, à la localisation et au diagnostic.

Pour les tendinopathies de la coiffe des rotateurs, la HAS recommande notamment le maintien des activités tolérables et une prise en charge médico-fonctionnelle.

Quelle place pour la kinésithérapie ?

La kinésithérapie peut jouer un rôle important dans de nombreuses tendinopathies.

Elle peut comprendre des exercices visant à améliorer progressivement la capacité du tendon et des muscles à supporter les contraintes, associés à des conseils sur l’activité.

Dans les tendinopathies de la coiffe des rotateurs, la HAS considère la prise en charge médico-fonctionnelle comme le traitement de première intention, avec notamment éducation, conseils et kinésithérapie.

Que faire selon la situation ?

SituationRepère général
Douleur récente après augmentation d’activitéRéduire temporairement la charge douloureuse et observer l’évolution
Douleur qui persiste malgré l’adaptationConsulter pour préciser le diagnostic
Douleur chronique avec gêne fonctionnelleUne rééducation active peut être proposée
Perte importante de force ou suspicion de ruptureÉvaluation médicale rapide
Douleur après traumatisme brutalConsulter pour rechercher une lésion tendineuse ou autre atteinte

Faut-il faire une échographie ou une IRM ?

Pas systématiquement.

Le diagnostic repose d’abord sur les symptômes et l’examen clinique. L’imagerie est choisie en fonction de la localisation, de la durée des symptômes et de l’hypothèse diagnostique.

Pour les tendinopathies de la coiffe des rotateurs, la HAS recommande une radiographie standard après 4 à 6 semaines d’évolution ; l’échographie ou l’IRM sont ensuite décidées selon la réévaluation clinique.

Une anomalie visible à l’imagerie ne signifie pas nécessairement qu’elle explique toute la douleur.

Les infiltrations sont-elles toujours nécessaires ?

Non.

Pour certaines tendinopathies, une infiltration de dérivés cortisonés peut être proposée selon la situation. Elle n’est pas systématique et son intérêt dépend du diagnostic.

Dans la coiffe des rotateurs, la HAS recommande de ne pas répéter les infiltrations en l’absence d’amélioration durable.

Les traitements sont donc adaptés au contexte plutôt que réalisés automatiquement.

Quand une chirurgie est-elle envisagée ?

La chirurgie n’est pas le traitement de première intention de la majorité des tendinopathies non rompues.

Pour les tendinopathies non rompues de la coiffe des rotateurs, la HAS indique que la chirurgie n’a pas démontré son intérêt dans l’état actuel des connaissances et ne peut se discuter qu’après échec d’une prise en charge médico-fonctionnelle bien conduite.

Pour une rupture de la coiffe des rotateurs, les recommandations HAS actualisées en 2026 précisent les situations dans lesquelles une réparation chirurgicale peut être discutée. La décision dépend notamment de l’âge, du contexte, de la gêne fonctionnelle, du type de rupture et de l’évolution.

Quand consulter ?

Une douleur tendineuse qui persiste, s’aggrave, revient régulièrement ou limite les gestes du quotidien mérite une évaluation médicale.

Après un traumatisme brutal avec perte de force importante ou impossibilité d’utiliser normalement le membre, une consultation rapide est nécessaire.

Le médecin peut orienter vers un kinésithérapeute, un rhumatologue, un médecin du sport, un médecin de médecine physique et de réadaptation ou un chirurgien selon la situation.

Quelles sont les alternatives ?

Lorsque le diagnostic a été établi et que la prise en charge médicale est organisée, certaines personnes souhaitent compléter leur parcours par une approche destinée à favoriser la détente et le mieux-être.

Relaxation, méditation, sophrologie ou certaines approches psychocorporelles peuvent être envisagées selon les besoins.

Le magnétisme fait partie des pratiques complémentaires auxquelles certaines personnes choisissent d’avoir recours.

Dans la pratique de Benjamin MURDOCK Galindo, il est proposé comme un accompagnement complémentaire fondé sur l’écoute, sans diagnostic médical, sans modification d’un traitement prescrit et sans promesse de résultat. Il ne vise pas à remplacer la rééducation ou les soins nécessaires.

À retenir

QuestionRéponse courte
Une tendinopathie est-elle forcément une inflammation ?Non. Le terme tendinopathie est plus large que tendinite.
Faut-il arrêter toute activité ?Pas en général. La charge doit plutôt être adaptée puis reprise progressivement.
La kinésithérapie peut-elle aider ?Oui, elle occupe une place importante dans de nombreuses tendinopathies.
Faut-il systématiquement une imagerie ?Non. Elle dépend du diagnostic et de l’évolution.
La chirurgie est-elle fréquente ?Elle n’est pas le traitement de première intention de la plupart des tendinopathies non rompues.
Le magnétisme remplace-t-il le traitement ?Non. Il peut uniquement être envisagé comme accompagnement complémentaire.

Sources

  • Haute Autorité de Santé (HAS) — Conduite diagnostique en cas d’épaule douloureuse non traumatique de l’adulte et prise en charge médicale et chirurgicale des tendinopathies de la coiffe des rotateurs, mise à jour juillet 2026.
  • Haute Autorité de Santé (HAS) — Prise en charge des tendinopathies de la coiffe des rotateurs, fiche validée en 2023 et mise à jour en 2024.
  • Haute Autorité de Santé (HAS) — Prise en charge des tendinopathies rompues de la coiffe des rotateurs : place de la chirurgie, juillet 2026.

Cet article a une vocation d’information. Il ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un professionnel de santé, seuls à même de poser un diagnostic et de proposer une prise en charge.

Benjamin MURDOCK Galindo propose un accompagnement complémentaire, fondé sur l’écoute, à domicile à Lyon et dans le Rhône-Alpes. Découvrir Benjamin, comprendre le déroulement d’une séance ou prendre rendez-vous.